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Marche de vie 2024

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Dimanche 5 mai dernier, la 7ème édition de la marche de vie à Genève a eu lieu sous un format particulier pour des circonstances particulières.

Environs 350 personnes se sont réunies sur la Place de Neuve pour prendre position contre l'antisémitisme, réclamer la libération des otages et soutenir les communautés juives et le foyer national Juif.

Là où depuis des mois, des manifestations anti-Israël, antisionistes, violentes et haineuses, des paroles favorables au peuple juif ont été prononcées sous l'applaudissement des participants.

La marche a accueilli cette année des participants particuliers; une délégation de jeunes Israéliens dont des parents sont encore détenus à Gaza. Alon, Eitan, Yotam, Emanuel, Dana et Noam, ces six jeunes entre 18 et 24 ans font le tour du monde pour rappeler au souvenir du maximum de personnes que depuis le 7 octobre leurs bien-aimés sont toujours maintenus captifs dans la bande de Gaza. Présents tout le week-end, ils ont témoigné, à trois reprises, de manière poignante de leurs douleurs, de leurs craintes et de leurs espoirs concernant ceux qu'ils espèrent voir de retour le plus rapidement possible dans leurs foyers.

Aurélie Assouline - Fondatrice du collectif 7 octobre, et Maire adjointe du 17ème arrondissement de Paris

Une délégation de Paris, conduite par la fondatrice du collectif du 7 octobre France, Aurélie Assouline, s'est également jointe à l'événement pour exprimer les défis qui sont vécus chez nos voisins depuis le 7 octobre.

L'antisémitisme a d'ailleurs changé de nature en France, l'antisémitisme d'extrême gauche tient le haut du pavé. (Aurélie Assouline, Fondatrice du collectif 7 octobre et Maire adjointe du 17ème arrondissement;
Thierry Bourgeois - président du Réseau Évangélique Genevois

Genève n'échappe pas à cette montée de haine et c'est pour cela que le Eéseau Évangélique

(réseau qui regroupe une soixantaine d'oeuvres chrétiennes) a voulu être présent pour exprimer son amitié et

affirmer que notre résistance et notre refus à toutes formes d'antisémitismes est plus crucial que jamais. (Thierry Bourgeois, président du Réseau Évangélique Genevois)
Eric Ackermann, délégué rabbinique et Hazan de la synagogue Bet Yaacov

Dans ce contexte Eric Ackermann, délégué rabbinique de la Synagouge Beth'Yaacov, a rappelé, en citant Albert Camus, que mal nommer les choses c'est ajouter aux malheurs du monde, en évoquant les narratifs qui aujourd'hui récupèrent des termes qui sont lourds de sens pour la communauté juive, notamment celui de génocide. Le contexte actuel créé de la confusion. Les termes qui devraient être utilisés pour nommer ce qu'Israël a vécu sont récupérés pour alimenter un narratif contre ses citoyens, inversant la charge des rôles. La victime devient l'agresseur et inversément.


Le président du comité d'organisation, Richard Pittet, s'est étonné de voir ici à Genève et en Suisse des personnes pour excuser, relativiser, expliquer, voir même soutenir la justification du pogrom du 7 octobre à tel point que les victimes en sont oubliées.

1243 morts dans des conditions indescriptibles, 252 otages dont 132 sont encore captifs depuis 211 jours, sont aujourd’hui totalement mis sous silence par les médias, couvert par les bruits de haine et de violence envers Israël et le peuple juif dans nos rues. (Richard Pittet, président du comité d'organisation)

Comment cela a-t-il été possible ? Joël Herzog, président des amis de Yad Vashem et président d'honneur de l'Association Suisse-Israël admet que les événements du 7 octobre et la haine qui s'en est suivie a démontré que nos systèmes éducatifs manquaient d'éléments de base, ce qui a permis l'explosion d'une haine sans scrupules. L'effort éducatif doit se poursuivre et Yad Vashem tient un rôle prépondérant dans cette tâche.

Yves Félix a terminé cette première partie en évoquant la responsabilité des chrétiens envers le peuple juif. Utilisant la figure biblique de Ruth envers Noami comme un type d'attitude qui devrait être prépondérant dans le christianisme. C'est sur cette parole d'engagement que la marche a traversé la ville en passant dans les quartiers de la Gare, des Grottes, et de Montbrillant, en appelant à la libération des otages.



La marche a eu l'honneur d'accueillir Son Excellence Meirav Eilon Shahar représentante permanente d'Israël à l'ONU ainsi que Karine Fewks directrice Suisse Romande du Keren Hayessod.

Sur la Place de Nations d'autres prises de parole ont complété le but de la marche.



Les témoignages des quatre jeunes ont impacté fortement le public qui a pu mieux saisir la souffrance que traverse le peuple israélien.

Cette souffrance a été rappelée par les mots clairs et fermes de Son Excellence décrivant les horreurs perpétrées qui n'ont pas leur équivalent depuis la deuxième guerre mondiale.

Let me be clear, the only reason they stopped,is because we stopped them. Soyons clair, la seule raison pour laquelle ils ont arrêté, c'est parce que nous les avons stoppé.

Rappelant que les terroristes étaient animés d'intentions génocidaires, l'inquiétude est grande devant une opinion publique qui nie et inverse les charges de responsabilités.


Joëlle Fisse, députée PLR au Grand Conseil de Genève dira

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on ne se bat plus pour (la cause humaniste palestinienne), on se bat simplement CONTRE (Israël).

Mme Nurit Braun, fondatrice du collectif 7 octobre Genève, présente de manière quasi permanente sur la Place des Nations avec son équipe depuis le 7 octobre et le pasteur Laurent Favre ont conclut les interventions de cette dernière partie. Ce dernier adressant un appel à la prièreet à l'engagement concret, particulièrment aux églises.

Si l'antisémitisme est un esprit, laissez-moi vous dire que le seul antidote est l'Esprit du Dieu d'Isaac et de Jacob (Pasteur Laurent Favre)

Sur cet appel solennel, une prise de position lue par Mme Elisabeth Boulaz et Richard Pittet membres du comité.


L'événement s'est terminé en joie et danses sur la Place des Nations dans la reconnaissance de la bonne participation à cette édition 2024. Nous restons conscients toutefois que la lutte n'est pas terminée tant que les otages ne seront pas rentrés et qu'Israël ne retrouvera la paix.


AM ISRAEL CHAI







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